Les fumées d'échappement auxquelles sont exposés les mécaniciens pendant les réglages
des véhicules contiennent du BENZENE, cancérogène avéré( classé 1 par l'UE et 2A par le CIRC),
présent dans les différents types de carburant (provoque des leucémies).
La concentration max.de benzène autorisée dans l'essence est de 1% depuis le 1er janvier 2000.
(La VLE est de 1 ppm pour 8h de travail)
Les NANOPARTICULES: le risque cancérogène est aggravé du fait que les moteurs diesel produisent
lors de la combustion des particules très fines, riches en Hydrocarbures aromatiques polycycliques,
qui pénètrent jusque dans les alvéoles pulmonaires et sont à l'origine de cancers bronchopulmonaires.
Elles contiennent des hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP ( le benzo-a-pyrène et
le dibenzo-a,h-anthracène sont classés CMR catégorie 2). La teneur en BaP est variable dans les huiles usagées.
Ces huiles peuvent générer des cancers de la peau.
Utilisées en remplacement de l'amiante dans les garnitures de frein et disques d'embrayage.
Ce sont des cancérogènes récemment classés  cat.2 par l'UE.
Elles sont à l'origine de cancers bronchopulmonaires.
Etiquetage (T), R49-peut causer le cancer par inhalation
R38-Irritant pour la peau
Dégraissant classé cancérogène catégorie 2 par l'UE et 2A par le CIRC. On en trouve rarement
(à substituer impérativement par des solvants désaromatisés).
Cancérogène de catégorie 1 UE, que l'on trouve encore dans les garnitures de frein des véhicules anciens ou des camions.
Mais la part minoritaire des véhicules anciens dans le parc automobile ne doit pas justifier l'abandon des précautions systématiques
même si l'exposition au risque n'est plus si fréquente.
L'amiante provoque des cancers broncho-pulmonaires et des mésothéliomes.
Solvant classé Xi irritant pour la peau.
La substitution des produits est prioritaire, mais ce n'est pas possible pour tous les produits,
aussi il faut préconiser des équipements de captation à la source.
Au niveau des fontaines  à solvants, une aspiration est nécessaire.
L'utilisation de solvants désaromatisés et de produits lesssiviels est préconisée.
La consultation de ces fiches est indispensable à l'identification des risques,
notamment les rubriques 2 et 15 qui mentionnent la nature de l'agent chimique, sa concentration
et les phrases de risque de l'étiquetage. (R. 231-53 code du travail).
Elles sont communiquées au médecin du travail et sont tenues à disposition de l4inspection du travail.
Le Médecin du Travail a un rôle de conseiller et d'expertise dans le cadre de l'évaluation des risques.
Ce document sert à repérer, identifier et hiérarchiser les risques et les modes opératoires.
L'inspecteur du travail contrôle la teneur du document, son exhaustivité et sa cohérence avec la réalité du travail
(R.231-56-1,R.230-2 du code du travail).
L'employeur peut s'appuyer sur la fiche d'entreprise faite par le médecin du travail.
La fiche individuelle d'exposition est établie par l'employeur, mentionne la nature du travail effectué,
les caractéristiques des produits,les résultats des contrôles d'exposition individuelle, et/ou accidentelle.
Le double de cette fiche est transmise au Médecin du Travail( R.231-56-10 du code du travail)
Elle est rédigée par l'employeur, et indique pour chaque poste de travail les produits auxquels sont exposés les salariés,
leurs risques et les moyens de les éviter(R.231-54-14).